Pollution atmosphérique dans la ville de Dakar, Sénégal

Atmospheric pollution in the city of Dakar, Senegal

Sow, Baïdy ; Tchanche, Bertrand ; Fall, Ibrahima ; Souare, Saliou ; Mbow-Diokhane, Aminata

Année de publication
2022
Résumé
La pollution atmosphérique est une menace pour la santé humaine et l'environnement avec des conséquences économiques et sociales considérables. Elle fait l'objet de nombreuses études à travers le monde, et en particulier dans les pays développés où des politiques de réduction des émissions de polluants sont progressivement mises en place. Les pays en développement, à l'instar du Sénégal, sont en retard et peinent à s'organiser pour préserver la qualité de l'air. L'absence de données relatives au suivi de la qualité de l'air et la faible prise en compte des émissions de polluants dans les secteurs des transports et de l'industrie ont amené le gouvernement du Sénégal à mettre en place en 2009 le centre de gestion de la qualité de l'air (CGQA). Les particules en suspension (PM10 et PM2.5) sont les polluants les plus importants observés à Dakar et leurs concentrations dépassent les seuils annuels fixés par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) (PM10 : 20 μg m-3 et PM2.5 : 10 μg m-3) avec un facteur de 6 à 9 pour les PM10 et un facteur de 2 à 5 pour les PM2.5. Comme conséquence, l'indice de la qualité de l'air (IQA) varie de mauvais (100 ≤ IQA < 200) à très mauvais (IQA ≥ 200) durant la saison sèche (novembre à mai) qui occupe la majeure partie de l'année. Les indices favorables, bon (IQA < 50) à moyen (50 ≤ IQA < 100), sont obtenus durant la période de juin à octobre. En particulier l'IQA est en général bon durant la saison des pluies (août et septembre).
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