Radiosonde russe RKZ-2

Perin ; Perin

Résumé
La radiosonde RKZ-2 est une petite station automatique qui est accrochée sous un ballon sonde. Elle est protégée dans un boitier en carton et munie d'un émetteur protégé dans un capot en plastique rigide. Elle est alimentée par une batterie électrolytique 6 volts (voir objet METEO-FRANCE.000662). Elle est équipée d'un barocontacteur à deux capsules de Vidie qui sert à la fois à mesurer la pression et à commander l'émetteur de la radiosonde, d'un capteur humidité (disque en baudruche organique) qui est placé directement à l'air libre sous un capot amovible, et d'un capteur de température constitué d'un petit transistor (thermoresistor) dont la résistance électrique varie en fonction de la température et qui est placé au bout d'un bras support. Le barocontacteur, dont les paliers de pression sont réglés lors de l'étalonnage de la sonde avant son lancement, commande les périodes d'émissions de l'émetteur radio : à chaque niveau de pression déterminé, c'est-à-dire à chaque fois que le ballon a atteint une certaine altitude, l'émetteur s'allume et envoie les données de température et d'humidité sous forme de signaux : la radiosonde RKZ utilise un système de modulation de la fréquence porteuse par les séries d'impulsions produites par un système de codage à partir des données météorologiques mesurées par les capteurs de température et d'humidité. Le barocontacteur permet également à un radio-théodolite au sol (appelé « radar Meteorite ») de suivre la trajectoire de la radiosonde pour mesurer la vitesse et la direction du vent aux différentes altitudes atteintes par la radiosonde. On obtient ainsi de façon synchronisé les données PTU et Vent. Cette radiosonde était fabriquée par la fabrique d'instruments hydrométéorologiques de Sverdlovsk (ancien nom de Iekaterinbourg de 1924 à 1991) en Russie. Elle a été utilisée par la météo russe de 1958 à 1962, avant d'être remplacée en Union Soviétique, par un modèle sans barocontacteur (la pression n'était plus mesurée mais calculée à partir de l'altitude mesurée directement par un radar et de la température). Cette sonde était recyclable : on remplaçait les éléments endommagés et on la relançait. Si le boitier en carton était trop abimé, les éléments internes qui fonctionnaient servaient à équiper d'autres radiosondes.

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