Ballon pour sondage vent en altitude

Perin ; Perin

Résumé
Le ballon pour sondage Vent en altitude DELASSON est un ballon en latex de néoprène qui permet de tracter une charge de 1,1 kilogramme jusqu'à une altitude d'éclatement d'environ 25.000 mètres. Il est gonflé avec de l'hydrogène, gaz plus léger que l'air, afin de s'élever sous l'effet de la poussée d'Archimède. Le ballon étant gonflé avec de l'hydrogène, gaz inflammable et explosif, pour pouvoir le gonfler sans incident (explosion ou éclatement), celui-ci doit être relié à la terre pour évacuer l'électricité statique et éviter une décharge qui ferait exploser le ballon. Un dispositif de protection anti-éclatement est également utilisé : celui-ci comprend une toile plastifiée tendue sur un support, sur laquelle le ballon repose jusqu'à ce qu'il soit assez gonflé pour tenir en l'air, et une grande coiffe en coton qui enveloppe le ballon et le retient pendant l'opération, pour éviter qu'il ne s'envole ou se perce contre une paroi de l'abri de gonflement. Le ballon est gonflé à l'aide d'un manchon de gonflement raccordé à une bouteille d'hydrogène. Le tarage du ballon se fait selon la charge que le ballon doit emporter, de façon à lui assurer une vitesse ascensionnelle constante de 6 m/s, grâce à un jeu de poids de tarages. Une fois le ballon correctement gonflé, la coiffe est ôtée, et le ballon et son équipage, c'est-à-dire ce qu'il emporte : ici un barocontacteur (voir objet METEO-FRANCE.000679) avec sa pile et son parachute, sont sortis de l'abri, puis lâchés, une fois éloignés de celui-ci. Au moment du lancer, le ballon a un diamètre de 1,90 mètre et contient environ 5 mètres cubes d'hydrogène. Plus le ballon monte, plus la pression atmosphérique diminue à l'extérieur du ballon, alors qu'à l'intérieur, la pression reste constante : le ballon augmente alors peu à peu de volume sans éclater, l'enveloppe en latex étant très élastique. Vers 16.000 mètres, la pression extérieure n'est plus que de 100 hectopascals alors que dans le ballon, la pression est toujours 10 fois plus élevée. Vers 22.000 mètres, la pression à l'intérieur de l'enveloppe est 30 fois plus forte que la pression extérieure, et arrivé vers 25.000 mètres, le ballon éclate : à 26 km d'altitude, la pression atmosphérique n'est plus en général que de 10 hectopascals, soit 100 fois plus faible que celle qu'il y aurait dans le ballon. Juste avant d'éclater, son diamètre atteint les 8 mètres. Les restes du ballon et le barocontacteur redescendent ensuite, accrochés sous le parachute. Au début de la redescente, le parachute ne s'ouvre pas : il n'y a pas assez d'air. Il ne s'ouvre qu'au bout d'une dizaine de secondes de chute, quand la densité de l'air redevient assez importante pour gonfler la parachute. La vitesse de chute se stabilise alors à moins de 10 m/s. Avant utilisation, le ballon est plié et emballé dans un sachet plastique thermosoudé. L'intérieur du ballon est enduit de poudre de talc pour éviter l'adhérence de la paroi du ballon quand il reste dégonflé. Le ballon doit être conservé dans son emballage avant son utilisation, à l'abri de la lumière, du froid (entre +10 et +25°C) et de l'humidité. En cas de période froide, le ballon doit être réchauffé progressivement, en le plaçant dans un local tempéré jusqu'à ce qu'il retrouve sa souplesse, avant de pouvoir le gonfler.

puce  Accès à la notice sur le site du portail documentaire de Météo-France

  Liste complète des notices publiques