Amplificateur à lampes

Perin ; Perin

Résumé
L'amplificateur à lampes EL6400 PHILIPS permet la diffusion sur un haut-parleur de 20W avec un choix de 5 Ohms à 100V. Il fonctionne avec deux entrées ligne fiche type "secteur" et deux entrées microphone. Il est muni de 6 lampes (3 lampes EF86, 2 lampes EL81 et une lampe ECC81). Chaque lampe, qui est en fait un tube à vide, ressemble à une ampoule à 5 pattes et est constituée d'un filament chauffant, d'une cathode, d'une anode ou « plaque », et d'une grille. Le signal reçu par l'amplificateur est une tension alternative constituée de plusieurs cycles positifs-négatifs très rapides. Cette alternance dépend de la fréquence, par exemple : avec un signal à une fréquence de 400 Hz, la tension oscille donc 400 fois du « plus » au « moins », à chaque seconde. La cathode - constituée d'un métal entouré d'oxydes qui favorisent l'émission d'électrons - est chauffée par le filament soumis à une tension. Ce dispositif est enfermé dans l'ampoule qui contient un gaz spécial inerte, empêchant le filament de se consumer instantanément. La température élevée excite les électrons qui sont attirés par la plaque de l'anode chargée négativement. Entre la cathode et l'anode se trouve une grille qui, portée à sa propre tension continue et fixe, est chargée négativement, juste un peu plus négativement que la cathode. Elle en repousse donc les électrons comme 2 pôles négatifs de 2 aimants. La grille reçoit le signal qui modifie sa charge électrique et laisser passer le flux électrique des électrons de la cathode qui passent d'un coup vers l'anode, le flux électrique étant à la même fréquence que le signal reçu. En l'absence de signal (fonctionnement à vide), chaque électrode (anode, cathode ou grille) de chaque tube, reste portée à une tension continue fixe déterminée, dite sa propre tension de polarisation. En cas de sollicitation effective (fonctionnement dynamique), chaque électrode est portée à une tension qui est la somme de la tension d'arrivée (variable et alternative) et de sa propre tension de polarisation (constante, fixée et continue). Un second étage d'amplification - dit de puissance - est appliqué au signal ainsi pré-amplifié par la première lampe. La plaque de la lampe de pré-amplification est reliée à la grille de la lampe d'amplification. Le processus décrit précédemment se reproduit alors, mais avec suffisamment de puissance pour alimenter un haut-parleur, qui en vibrant, imprime aux molécules d'air les mêmes fréquences électriques qu'il reçoit. Sur la face avant de l'amplificateur, trois boutons à potentiomètres équilibrés permettent les réglages d'utilisation. Les deux boutons de gauche règlent le volume : vers la gauche pour les microphones, et vers la droite pour les lignes. Le volume minimum est au point milieu. Le bouton de droite règle la tonalité. Sur la face avant se trouvent également un commutateur d'allumage et une lampe témoin. L'amplificateur à lampes était utilisé avec un fréquencemètre (voir objet METEO-FRANCE.001616) pour le calage de la réception des signaux envoyés par les radiosondes METOX (voir objet METEO-FRANCE.000665), lors de l'étalonnage des récepteurs de radiosondage 28 mégacycles (voir objet METEO-FRANCE.000737).

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